Tic, Tac, Toc …Boom !

J'ai écrit ce texte en répondant à l'appel à textes de la revue Le Traversier et ai eu le plaisir de le voir publié.

J’ai écrit ce texte en répondant à l’appel à textes de la revue Le Traversier et ai eu le plaisir de le voir publié.


Flic, Flac Floc fait la pluie en tombant sur l’ardoise. Tac à Tac Toc ont fait mes doigts sur le tam-tam, le jour de mes 6 ans. Toc-Toc a fait ma mère sur la porte de la classe de CP.
« – Je ne sais plus quoi faire avec lui. Votre fils, c’est un cas ! Il ne sait même pas écrire son prénom. Il ne connaît pas l’alphabet». Et de renchérir sur la mauvaise volonté que je mettais à écrire, à découper et à colorier. Ma mère est sortie de ce rendez-vous anéantie. Lire la suite

Instants de bonheur

Feuilleter le livre ouvert des souvenirs et prendre en rafale les instants de joie et d’émotion. Les garder en réserve pour les jours de mauvais temps.

Contempler ces instantanés de vie. La vie intérieure vue de dehors. Faire un gros bouquet de sourires pour avoir chaud. Chaud dedans. Laisser le temps filer pour voir défiler sa vie.

Dépoussiérer quelques clichés. Touchés – coulés. Ne garder au fond que les meilleurs. Les meilleures journées, les meilleurs amis, les meilleures familles et leur raconter le merveilleux. Le merveilleux qu’on a partagé, ensemble, pour une journée. Recharger le cœur de ces bouffées de félicité. Respirer. Laisser s’épancher ce cœur ré-oxygéné…

 

 

 

Amor, Amor

Danser, vibrer sur un tango endiablé

Danser pour vivre, pour ne pas plier

Rouge la danse, Rouge la peur

Rouge le coquelicot sur le cœur

Soie sanguine coule en pétales de pluie

Dégouline de vie puis peu à peu s’enfuit

Rêver jusqu’aux douze coups de minuit

Et lorsque la magie s’évanouit

Je garde l’audace de tes automnes

Et dans tes yeux je m’abandonne

Sans détours

Avec elle, on rugit de plaisir surtout quand on l’a apprivoisée. Rugir de plaisir. Le plaisir de la bonne chère. Rugir sans rougir. Elle se pare de mille atours et séduit avec constance les curieux. Curieux de son histoire, de son empreinte, de ses projections. Autour d’elle, on s’agite, on s’anime. Elle ne laisse personne de marbre. Elle est de celles qui se méritent.

A l’instar du fauve, elle évolue avec grâce et détermination et cultive sa part de mystère. Indomptable, surprenante, elle s’autorise toutes les audaces : la mixité des formes, des compositions dont elle a le secret, entre tradition et modernité. Comme lui, elle a gagné le respect de ses pairs. Le lion est roi en son domaine… Lyon est une reine.

Brève revisitée

 La montagne, ça refroidit

 

Pourquoi Diable, tout le monde s’offusque de la réapparition de Patrice Hyvert ? C’est vrai, il est parti sans faire de bruit un matin d’été, et il n’est jamais revenu. La police est venue interroger la famille, les voisins sans trouver d’explication, ni de pistes à explorer. C’est un solitaire le Patrice ! Toujours à crapahuter dans la montagne. Pas du genre à beaucoup causer, sauf avec Marie, qui à force de ténacité a réussi à gagner une petite place dans sa vie, et s’est mis en tête de l’épouser. C’est sûr, c’est un beau parti et la vie en montagne est rude. Elle a pensé à tout pour qu’ils ne manquent de rien. Elle le presse. Il hésite. Elle sait s’y prendre la cajoleuse ! Ils se sont mariés la veille de son départ en expédition. Elle a préparé elle-même son matériel. Et puis, plus rien, pendant des mois, des années même. Oublié le Patrice, envolée la Marie… Lui, qui n’était pas pressé de s’engager, il ne s’est pas pressé pour revenir. Voilà qu’aujourd’hui, 32 ans après, le glacier se décide à nous le rendre : il n’a pas pris une ride.

Hibernatus n’a qu’à bien se tenir !

 

 

Brève, 9 juillet 2014

Le corps d’un alpiniste retrouvé 32 ans après sa disparition dans le massif du Mont-Blanc

 

A l’appel du café littéraire Calipso et de son mentor Patrick L’Ecolier, je me suis prise au jeu pour réécrire un fait divers…à ma manière

Deux et d’Elles

Ta singularité est multiple de 2. Ton singulier s’inscrit dans le pluriel. Ta vie est pleine de ton autre, ton double, reflet unique de ton existence, ta référence absolue. Tu ne vis que pour elle, tu ne vis que par elle. Cet être, si proche et si différent à la fois, fait partie de toi. Lorsque l’envers du miroir met ta vie à contresens, lorsque tu t’accroches au vide de son absence, lorsque tu absorbes sa détresse pour la faire tienne, c’est vos deux cœurs à l’unisson pour un seul battement. Tu conjugues la vie à tous les temps mais ton histoire s’écrit avec elle + toi  / toi + elle. L’avènement de « Nous » comme une religion, comme une communion. L’accomplissement de l’unité, de la complicité, gémellité oblige, obligeance et inter-dépendance. Jumelles d’un jour, jumelles par amour. D‘Elles, je ne veux que Deux.